Le 1er mars, le gouvernement danois devait présenter son
projet visant à brider la criminalité dans les « ghettos » urbains.
Selon les informations qui ont circulé dans la presse, certains crimes – comme
par exemple le vandalisme et les menaces – feraient ainsi l’objet de peines
deux fois plus élevées s’ils sont commis dans un des 22 quartiers sensibles
répertoriés par les autorités. En contrepartie à ces mesures de répression, le
gouvernement accorderait des avantages financiers aux communes qui réussissent
mieux dans leurs politiques d’emploi, d’éducation et d’intégration. Selon le
premier ministre Lars Løkke Rasmussen du parti libéral de centre-droit Venstre, le projet est historique et
reflète la crainte de voir émerger une société parallèle qui menacerait
l’esprit danois (danskhed) même.